Brèves du 10 mars

Soudan: un soldat sud-africain de la mission ONU-UA tué au Darfour

Un soldat sud-africain a été tué mercredi dans une embuscade au Darfour, région de l'ouest du Soudan déchirée par les combats, a annoncé jeudi l'armée sud-africaine.

Un contingent de l'armée sud-africaine (SANDF) a été attaqué alors qu'il escortait un convoi d'approvisionnement du Programme alimentaire mondial (PAM). L’armée n’a pas encore identifié les assaillants, rapprte l’AFP. L'armée sud-africaine est déployée au Darfour depuis 2008, au sein de la Mission conjointe ONU-Union africaine (Minuad). Le président sud-africain, Jacob Zuma a annoncé en février le retrait du contingent de son pays de cette mission début avril, sans donner d'explications. 

Adoption internationale en RDC : 600 enfants autorisés à quitter le pays depuis janvier

Six cents enfants congolais adoptés par des couples étrangers ont été autorisés à quitter la RDC, où ils attendent depuis plus de deux ans et demi, a-t-on indiqué mercredi de source officielle.

"Depuis janvier, la commission interministérielle [chargée de statuer sur les dossiers d'adoption bouclés avant le moratoire] a examiné environ 900 dossiers" sur 1200, et "un total de 600 dossiers ont reçu [son] aval", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur.

L’AFP précise que selon la même source, "une cinquantaine" de dossiers sur les 900 examinés ont été "définitivement recalés" au motif qu'ils ne respectaient pas "les conditions d'adoption" prévues par la loi, et "une centaine d'autres" ont été temporairement invalidés, dans l'attente de pièces complémentaires.

Les autorités congolaises ont bloqué en septembre 2013 le départ des enfants congolais adoptés par des couples étrangers (nord-américains et ouest-européens). Le moratoire sur les sorties a été justifié officiellement par la nécessité d'enquêter sur le bien-être des enfants adoptés à l'étranger à la suite d'allégations selon lesquelles certains auraient été maltraités, ou leur adoption transférée à des couples homosexuels, ce qu'interdit la loi congolaise. Le Conseil des ministres a adopté en janvier un projet de loi visant à durcir considérablement l'adoption  d'enfants congolais hors du pays. Le texte devrait être examiné lors de la session parlementaire devant s'ouvrir le 15 mars.

Le FMI demande au Zimbabwe d'agir pour redresser son économie

Le Fonds Monétaire International a affirmé dans un rapport publié mercredi que les difficultés économiques du Zimbabwe s'étaient aggravées et a incité le gouvernement à rapidement agir pour inverser la tendance. 

L’AFP indique que Domenico Fanizza a estimé que la sécheresse qui frappe le Zimbabwe depuis l'an dernier combinée à la chute des cours des matières premières et à l'appréciation du dollar constituent des difficultés majeures pour l'économie du pays. Il a également appelé à améliorer le climat des affaires au Zimbabwe, au moment où le gouvernement compte nationaliser ses mines.

Les lois d'indigénisation de 2007, mises en place par Robert Mugabe, exigent que la majorité des parts des entreprises - 51% - soient détenues par des Zimbabwéens noirs, une condition qui représente un obstacle majeur pour les investissements étrangers. Une entreprise étrangère peut toutefois conserver la majorité des parts pour une période maximale de cinq ans, à l'exception du secteur de l'énergie où ce délai peut aller jusqu' à 20 ans.

L'économie du Zimbabwe est en crise depuis le début des années 2000 et une réforme agraire controversée où les terres des fermiers blancs ont été redistribuées à la majorité noire, souvent par la force. Cette réforme a brisé l'agriculture, secteur-clé de l'économie, conduit à une hyper-inflation qui a poussé le pays à supprimer sa propre monnaie pour utiliser le dollar américain et fait bondir le chômage. Selon les statistiques officielles, 700.000 personnes ont un emploi formel au Zimbabwe, le chiffre le plus bas depuis 1968, une époque où le pays comptait près de trois fois moins d'habitants et s'appelait encore Rhodésie, sous colonisation britannique. 

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